CINEMA arsenic-artiste-bejo-dujardin-artist

Published on février 5th, 2012 | by Alexandre Jouan

0

The Artist

Si vous êtes un amateur ou un inconditionnel de film muet, inutile de vous dire que ce film est fais pour vous. Mais là où il excelle, c’est en sa capacité toucher à tout le monde : la musique est tellement prenante et entrainante, qu’elle vous guide tout au long du film comme un bateau sur l’eau. Elle a été sélectionné et travaillé dans les moindres détails et on sent bien que celle-ci a été beaucoup plus important dans les choix du réalisateur Hazanavicius que l’image laissé un peu plus au second plan. Mais à quoi bon s’en plaindre pour un film noir et blanc ?

Elle est la pièce maitresse de ce film et elle rayonne autant que Jean Dujardin.

 

Rappelons-le quand même ce n’est pas un hasard si cet acteur a remporté un Golden Globe et est nominé aux Oscars dans la catégorie du meilleur acteur, il remporte un succès international, malgré seulement 1.4 millions de spectateurs en France…

 

Parlons-en justement de cet acteur au parcours qui a tant fais parlé par ces choix : entre les « OSS 117 », « Les petits mouchoirs » ou encore « Le bruit des glaçons », sans cesse il a su interpréter et s’investir dans les rôles à merveille. J’estime que celui-ci est le plus abouti le concernant, déjà dans l’exploit d’un point de vue chorégraphie et danse, il excelle dans ce domaine. Ensuite dans cette ressemblance frappante, au mimétisme parfait avec Gene Kelly et cette même faculté qu’ils ont chacun à transmettre des messages et faire passer des émotions par leurs gestuelles et leurs physiques. Bravo à lui !

 

A noter aussi la belle performance de Bérénice Béjo, qu’on avait déjà aperçu aux côtés de Dujardin dans « OSS 117 », et qui s’affirme réellement comme une très bonne actrice et qui justement ne se laisse pas « bouffer » par l’aura de Dujardin mais qui au contraire, tire parti et se sert de lui comme un réel partenaire avec qui la communion s’installe à merveille, une véritable osmose entre les deux protagonistes

 

Abordons à présent le côté plus négatif et ce que j’ai moins apprécié, tout d’abord il y a ce principe de pancartes. Tout au long du film, ces pancartes viennent souligner des mots ou des discussions. Je trouve qu’elles ont été mal exploitée, ou du moins mal abordée. Elles sont, en certains moments, inutiles car il nous suffit de lire sur les lèvres pour comprendre et parfois elles étaient manquantes dans des moments ou justement ils nous est impossible de pouvoir tout suivre. Et à l’instar de ces compères de l’époque, que ce soit Buster Keaton ou Charlie Chaplin, ils avaient eux su utiliser, et à juste titre, se servir de ces pancartes pour illustrer leurs propos, leurs envies ou leurs sentiments.

Mon second regret reste ce début de film qui, je trouve, met un certain temps à se mettre en route, et qui du coup installe le spectateur dans une durée beaucoup trop longue. On en vient à attendre sans cesse la suite ou la fin d’une séquence, afin que le film puisse enfin prendre forme.

 

En conclusion, ce film est un pur moment et un simple délice de film muet et de film français, Thomas Langmann produit une nouvelle fois un film à succès, qui pendant 1h40 nous emmène dans ces années 30 d’une Amérique qui nous fait rêver. Des chorégraphies à nous couper le souffle, avec une minutie et une précision digne des plus grands chorégraphes mondiaux, le tout orchestré par une musique toute simplement délicieusement riche en émotions et percussions.

Que dire de plus, si ce n’est qu’en sortant du film, une seule envie nous envahit : danser les claquettes…

 

Chapeau bas The Artist !

Tags: , , , ,


About the Author



Comments Closed

0 Responses to The Artist

  1. Pingback: Jean Dujardin à la conquête d’Hollywood… | Monfymag

Back to Top ↑