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Published on mars 1st, 2012 | by Yohann Carneiro

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LES INFIDELES, Dujardin ne fait pas la réussite d’un film à lui tout seul…


Alors que quelques jours auparavant, THE ARTIST remportait de nombreux prix au César et 5 mythiques Oscars dont celui du meilleur Acteur pour Dujardin, le 29 Février voyait sortir dans ses salles « Les infidèles ».
Une comédie à sketchs portée sur le thème de l’infidélité.
C’est avec plaisir qu’on assiste à ces 8 sketchs tous réalisés par des réalisateurs différents. J’avais vu une interview de Dujardin et Lellouche, qui expliquait justement que chacun d’eux avait été minutieusement choisi en fonction de l’intention et du sens de chacun des sketchs.

Autant se le dire de suite, ce film ne plaira pas à tous. Entre ceux qui trouveront abusés, voir déplacés, les propos des personnages à certains moments et les autres qui n’arriveront pas du tout à se familiariser à ce style de comédie.
« Les infidèles » fait en effet partie de la catégorie des films qui « dérangent » et dont le cinéma et le public français n’ont pas l’habitude d’apprécier. Preuve en est avec le succès mondial de The Artist et sa faible côte de popularité auprès des spectateurs.

En effet, ce film sait à la fois nous faire rire quand il le faut et faire preuve de sérieux quand il s’agit d’aborder le thème de l’infidélité plus en profondeur.
Néanmoins, là est aussi l’une de ses faiblesses. Par moment le film bascule dans l’abusif, limite ridicule, et on n’y croit plus. Il n’arrive pas à atteindre un juste milieu et c’est du coup, je pense, dû à l’inconvénient majeur de faire un film à sketch.
Car le fait de ne pas avoir de fil conducteur perd le spectateur, qui n’arrive plus à se retrouver dans cet emmêlement de petites histoires. Même si elles sont toutes plus où moins réussies les unes que les autres.

Concernant le jeu d’acteur, on retrouve un Lellouche qui colle parfaitement à ses divers rôles de salaud et qui les jouent à la perfection par la même occasion.
Les rôles de Dujardin paraissent moins aboutis et réussis, même si l’épisode avec sa partenaire Alexandra Lamy reste l’un des plus performants. A l’inverse duquel, je le trouve totalement pathétique dans l’épisode « Biomap » avec la jeune réceptionniste et Isabelle Nanty.
Finalement, c’est dans leur complémentarité et dans leurs sketchs ou ils sont réunis tout les deux qu’on retrouve un duo Dujardin-Lellouche très sincère et naturel, comme on avait déjà pu le constater lors des « Petits Mouchoirs » de Guillaume Canet.
D’ailleurs, un Canet qui fait parti des seconds rôles du film avec Manu Payet, Géraldine Nakache, Sandrine Kiberlain etc etc qui jouent tous leurs rôles de composition à merveille et qui savent apporter leurs petites touches persos dans chacun de leurs personnages.

Je ne pourrais juger la réalisation des sketchs car je trouve les choix très pertinent en fonction des différentes histoires et la manière dont cela a été tourné très juste à chaque fois et dans les choix de réalisation aussi, par rapport à l’image ou la lumière.
Juste noté que l’épisode de Vegas a été réalisé par Dujardin et Lellouche eux-mêmes et que pour un début ils se sont bien débrouillés. Bon, il faut avouer que le choix du sketch y est pour beaucoup aussi et quand vous avez un tél décor qui s’offre à vous, faut juste laisser filmer and rolling camera !!

Pour conclure, je dirais que ce film est tout simplement politiquement incorrect et malgré le fait qu’il ne cible qu’une partie de personnes (de 18 à 60 ans), il reste un film français réussi mais bien trop décalé face à la mentalité des français pour réussir à atteindre un succès national.

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